Entretien avec Charles Talec.

Charles Talec fait partie du Comité de jumelage depuis environ 6 ans. Il va souvent en Allemagne, à Edingen-Neckarhausen et à Berlin, car sa fille y travaille.

Quel est votre rôle dans le Comité?

Je suis adhérent et membre du conseil d’administration.

Comment avez-vous connu le jumelage?

La première fois que j’étais à Neckarhausen, ce n’était pas encore Edingen-Neckarhausen. C’était en 1972, 1973, je ne sais plus… Très tôt!

Qu’est-ce qu’est le jumelage pour vous?

Très important. J’ai plein de copains et copines, d’amis, à Neckarhausen. Pour moi, c’est essentiel.

Quels sont les points forts du jumelage selon vous?

L’amitié, le contact avec les gens très gentils, très sympathiques. Et surtout après le conflit de la Seconde Guerre Mondiale, il était important de créer des liens.Ce qu’ont fait les parents, les grands-parents, n’a rien avoir avec ce que vivons actuellement.

Où voyez-vous le jumelage dans 50 ans?

C’est une bonne question ça. Ce que je vois, c’est que maintenant, les gens ont mon âge et les prochains 50 ans, on ne les voit plus. Mais les jeunes, notamment mes enfants, ne travaillent pas ici. Ils ne font pas partie du Comité de jumelage. C’est sûr qu’il manque du sang nouveau. Mais ça, c’est inévitable. Les gens de Plouguerneau, les jeunes, ils ne restent pas pour travailler en Bretagne. Désormais, ils vont en Allemagne, aux Etats-Unis, en Espagne ou ailleurs. Donc après nous, y aura-t-il des jeunes pour prendre le flambeau? Ce n’est pas évident. Des fois je me pose la question…

Quels problèmes le jumelage doit-il confronter?

C’est ça. Je pense que c’est prioritaire. C’est le vieillissement des adhérents, du Comité. Nous manquons de jeunes de 20 ans ou 30 ans. Je pense que ça, c’est un problème! C’est inquiétant!